Souvenirs de Tunisie, dialogues, cuisine, littérature, poésie, divers
Paris le 8/3/2005.
Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.
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Le BILLET XXIX
-‘…Qu’est t’elle devenue depuis… ?Et les Leïbovoci… ? ’
-‘…A ces questions, je ne peux que me taire, vous le saurez un jour sans doute… ! Bon je vous libère allez rejoindre votre femme et vos enfants, la cérémonie est prévue pour dans dix minutes… !’
Ce qu’il fait. Il va rejoindre sa famille.
Un bedeau vient leur annoncer que la cérémonie officielle va commencer et qu’il faut rejoindre les places qui leurs sont dévolues sur la grande estrade décorée par des drapeaux israéliens.
ICI DRAPEAUX FOTO…HYMNE NATIONALE.
Jérusalem ville d'or (Ofra Haza)
Toute la salle se lève quand le premier ministre d’Israël Rabin accompagné par huit ministres et dignitaires religieux font leur apparition.
Une fanfare entame l’hymne nationale du pays LA ATIKVA, dés que les hautes personnalités montent s’immobilisent sur la ‘Teba’.
550 invités sont conviés à cette remise de la médaille des Justes à la famille Berthier.
La plupart des rescapés et leurs enfants mariés.
La tension est électrique. Tous les hommes politiques et religieux prennent place, imitée en cela par l’assemblée.
Pierre et Adèle sentent le trac les envahir, seule Aurèlie et les adolescents sont calmes et suivent le protocole avec une grande curiosité.
A 15 heures pile, le premier Ministre se lève et s’avance vers le podium. Trois micros sont plantés devant lui. Les flashs des reporters crépitent.
Il sort une feuille de papier pour lire son discours, en hébreu traduit simultanément dans les micros de la famille Berthier.
Sarim nekh’bodim…
Rabanim nekh’bodim ,
Ha’verim ye’garim…..
Anah’nou..mé’hod smé’khim be atar ze’karon lè’mâan a Shoa, bé YAD VACHEM, ché be Yèrouchalaim, zoug, ima ché’laimè vé yè’ladim, cheï ich’tatfou béch teï me’ssi’mout bèz man aki’bouch a’guer’mani bét sar’fat bè ometz lév ou beg’vora lam’rout kol assa’qanot chéba em nit’guelo….
Ana’hnou yo’dèm et ame’khir a ya’kar che alta la’nou tfo’qa chro’ra zot baï lis’toria ché’lanou……Akh’haïm chèl ke chéh millions mè akh’ènou a yé’oudim bé’kol Europa ak’voucha bé mé’chekh kha’mèch cha’nim…..
Blè lakh’zèq né’chèk khots mââ n é’cheq aya’khid chèl ag’vo’ra vé ometz alèv mich’pa’hat Berthier, Pierre…Adèle …Aurèlie ..Edouard , bi éyo’to ka’tan mé’hod bét kou’fa zot la’zor léo’rav ( tssork qlatè) ét sli’khou bé ometz ou vè dam qar lat’ssèl mich’pakha aleï’bo….Mé’mavét vè lé’lââ’niq car’tis millims qta’not…chél ââ’va che nekh’tavo al yè’deï
ima ché’laim Henriette ka acher i nich’lekha le’makh a’ma’vèt vè kar’tis zè aya me’you’ad le bi’tam ak’tana bat achè’ch CAMILLE…..
Béchèm mém’chèlét Israël, a mé’di’na a yé’oudit vé béchèm ana’ssi ché’lanou ou béch’mè yé’chli ét a’ka’vod aga’dol lé a aniq la’khèm mé’da’lia chél KHASSIDEÏ oumot ollam ché mou ana’qet lé alè chè et’ssilou kha’yeï ye’oudim bez’man amel’khama….}
(\bleu{‘….Mes chers compatriotes, Messieurs les Ministres,
Honorables dignitaires religieux d’Israël…
Chers amis,
Nous sommes particulièrement heureux d’accueillir parmi nous, dans ce grand mémorial de la Choa, de l’Holocauste à YAD VACHEM, un couple, leur maman et enfants qui, malgré les dangers qu’ils ont encouru avec courage, foi et volonté, ont accompli deux missions durant l’occupation des allemands de la terre de France.
Nous savons tous ce que nous a coûté cette période noire de notre histoire ; la vie de près de six millions de nos coreligionnaires dans toute presque toute l’Europe asservie durant 5 ans.
Sans porter de glaive, ayant pour seule arme que leur ténacité et pugnacité, la famille Bertier que je nomme, Pierre, Adèle et Aurèlie…Edouard, étant encore trop jeune à cette époque pour aider ses parents (rires générales) ont réussit avec témérité et sang froid à soustraire une famille, les Leïbovici, de la mort et à remettre un Billet, des petits mots d’amour écrits par leur Maman, Henriette, en partance pour les camps de le mort et destine à leur petite fille Camille. 6ans.
………Il conclu après dix minutes par…..
\bleu{‘…Au nom du gouvernement D’Israël, de la nation juive, et au nom de notre président et de moi même, j’ai le grand honneur de vous remettre la médaille des Justes, attribuée à ceux ou à celles qui pendant la guerre ont sauvé des juifs. ..!’})
Toute l’assemblée se lève pour applaudir. Puis le premier Ministre se dirige vers Pierre et ses proches, tous debout. Il serre la main de Pierre et lui remet devant les journalistes qui flashent l’instant, un écrin avec la médaille des justes à l’intérieur. Il lui accroche aussi un petit insigne au revers de son veston. Le premier Ministre serre aussi la main de Adèle, Aurèlie et les enfants.
Le bedeau fait signe à Pierre de se lever pour discourir…Pierre sans hésiter prend la place du Premier Ministre au micro…Dans un silence imposant , Pierre se tourne vers le premier Israélien …Et avec aplomb et clarté dans la voix…Sans hésiter et improvisant sur le champ…
A suivre...
Albert SIMEONI
Paris le 8/3/2005.
Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.
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