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Souvenirs de Tunisie, dialogues, cuisine, littérature, poésie, divers

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Ceux-ci et ceux-là

 

Ceux-ci et ceux-là.

 

Bien de personnes  sont renfrognées, vous mettent les bâtons dans les roues si vous implorez leur aide. Ils ne rient même pas en écoutant une blague. Ceux-là je ne les déteste pas, je leur conseille tout simplement d’adoucir leur conduite,  pour la paix de leur âme.

D’autres sont sympa à souhait, contrairement aux  premiers, toujours prêts à prêter main forte. Ils vous sourient les yeux brillant d’amitié. Je les adore. 

 

Tal, 18 ans termine son premier mois de service militaire et se libère pour le temps de l’étude d’un cours qui l’intéresse et qui est subventionné par l’armée. Elle sera enrôlée de nouveau après la fin du stage et avoir été diplômée. 

Le dimanche matin, quelques jours après son retour, elle se réveille avec une cheville enflée.

« Papa j’ai très mal. Emmène-moi consulter un médecin ».

Omer, pris de court prend un jour de congé, - il se mettra en rapport plus tard avec son employeur pour être en règle – et s’empresse de l’emmener en ville.

 

La jeune fille n’est pas encore assurée dans une caisse maladie. En Israël on doit s’inscrire à l’un des organismes médicaux à 18 ans pile. Or, elle a l’âge de 18 ans et des poussières.

Sa famille habite depuis peu dans une grande ville et Omer ne connait pas encore toutes les rues. Son cousin Alexandre un des anciens de la commune le conseille d’inscrire Tal de suite à « la caisse nationale d’assurances maladies », celle qu’il fréquente et dont il est satisfait.

« N’oublie pas de leur dire que tu viens de ma part. Je suis bien considéré dans la boite. Nous adhérons au même parti le boss et moi et nous avons fait maintes activités ensemble ».

 

Omer et Tal doivent faire çà illico, s’inscrire et demander une consultation sur l’heure.

Est-ce passible ? Quelle naïveté mes frères !

En route la température de Tal monte et il doit la soulever comme une enfant en montant les escaliers menant aux locaux de La Caisse.

Annie son épouse aurait pu l’aider dans un cas aussi délicat, mais elle vient de commencer un nouveau travail le jour même. Inutile de vous dire qu’ils viennent d’acheter une nouvelle maison dans cette la ville, dans un quartier neuf qui n’est pas desservi par les autobus, que le téléphone n’est pas encore branché, que le mobile n’est d'ailleurs pas inventé  et que leur  voiture a été vendue afin de boucler l’achat de cette demeure, éloignée de quarante km du village pittoresque qu’ils viennent de quitter.   

 

Bref, les voici arrivés tant bien que mal, un peu difficilement, oui. La clinique est plutôt étroite pour une caisse nationale.  La secrétaire   dévisage Omer comme s’il tombait de la lune.

« Vous me faites rire, vous savez ? On ne peut pas s’inscrire et demander une consultation tout de go ».

« La petite a de la fièvre, elle est brûlante ».

« Alors, çà aggrave le cas. Je ne peux vous recevoir. Allez-y parler au directeur ».

 

Un directeur pour cette boite de sardines. Ne doit-on  pas sonner des soins à un malade sans faire de comptes ? Il attend, le cœur oppressé devant le bureau du directeur et au moment où la porte s’ouvre, il glisse sa tête demandant poliment à lui parler.

« Demandez un rendez-vous, riposte le dirlo » !

« C’est urgent Monsieur, ma fille est malade, elle a de la fièvre, je voudrais consulter un médecin au nom du sermon des médecins et aussi l’inscrire à la caisse nationale. Je suis envoyé par mon cousin Alexandre ».

Il le regarde comme un merlan frit, puis jette à bout portant :

« Je suis trop occupé aujourd’hui. Revenez demain. Sur ce, excusez moi ».

 

N’ayant pas le choix, il prend sa fille dans les bras, c’est sa première semaine dans cette ville encore inconnue, en cet été chaud de 1982, il ne connait pas encore les adresses ni les lieux  et ne sait à quel saint se vouer. Gabriel ? Raphaël ?  Il arrête un taxi et lui demande de les mener chez Alexandre. Là au moins, il y a un téléphone.

 

« Cousin, je te prie de commander une visite médicale, ma fille est souffrante ».

Alex prend le combiné en main et parle avec Monsieur le directeur de la caisse, son ami, qui lui donne une réponse identique à la précédente. Omer entend son cousin s’évertuer à expliquer la situation, il écoute sa voix énervée reprocher le manque d’un tant soit peu de reconnaissance pour les services antérieurement rendus.

 

Pendant ce court laps de temps, le père va au lavabo et pour ne pas montrer  qu’il pleure, se lave la figure, l’éclat de ses sanglots se mélangeant avec le bruit de l’eau qui coule.

Alexandre se tourne vers son cousin accablé :

« Il y a une clinique de  la caisse générale, à cent mètres  d’ici ».   

 

Qu’il en soit ainsi, nationale ou générale pour lui c’est le même carnaval. Il y arrive sa fille dans les bras. Là une surprise l’attend. L’infirmière de service Nadia laisse ses occupations et vient vers eux. Elle couche Tal sur une litière et appelle le médecin Mme. Nathalie. Son diagnostic est :

« Sans doute Rose de Jéricho ...

« C'est quoi  » ?

« Leishmaniasis, maladie tropicale. Mais ce n'est pas sûr, nous sommes loin des tropiques. Vous avez la carte de notre caisse » ?

« Non Docteur  nous ne l’avons pas »

Et de lui raconter que… ceci et cela du début à la fin, en abrégé bien entendu.

 

Elle l’écoute attentivement et échange un regard avec Nadia. 

« Je vous prescrirais des antibiotiques mais pour être sûre il faudrait faire des analyses. Je vous envoie donc au Centre Médical Soroka. Nadia va vous expliquer  ce qu’il vous reste à faire ».

 

Nadia aussi sympa que son médecin demande à Omer d’aller inscrire sa fille à la générale et pas plus tard que cet après-midi.

« Je connais le secrétaire et il ne se laissera pas prier. Au cas où vous auriez une difficulté, demandez-lui de m’appeler ou de parler au Dr. Nathalie. Mais d’abord, allez au Centre Médical, votre fille a besoin de pénicilline. La clinique de votre quartier se trouve dans la rue Smilansky. Je vais vous montrer sur la carte où elle se trouve ».

 

Ce que je fais est de suivre à la lettre les directives des deux anges que je viens de rencontrer. Tal reçoit les soins nécessaires. A deux heures je suis de retour  à la maison, harassé mais heureux de m’être sorti de ce mauvais pas. Annie s’est fait un sang d’encre à nous attendre durant cette longue matinée.

A quatre heures Omer se rend aux bureaux de la nationale. Le secrétaire n’y est pas et son remplaçant se fait tirer l’oreille. Omer lui suggère de téléphoner au Dr Nathalie. Ce qu’il fait sur l’heure. Le Dr Nathalie devient sévère et ne se tait que lorsque ce fonctionnaire décide d’inscrire la jeune fille à « la caisse générale ».

 

Une employée lui lance :

« Il est bon de s’entraider. De plus ses parents ont toujours payé leurs cotisations régulièrement. Elle a dépassé 18 ans d'un mois passé à l'armée jusqu'à jeudi dernier. Remues-toi ».

Il accepte ô miracle de confier à Omer les papiers à faire signer par sa fille. Tout est bien qui finit bien.

 

Le père tranquillisé enfin, dit à son épouse le soir : 

« Générale ou nationale qu’importe pourvu que l’on soit bien traité ».

 

Parfois la journée commencer de travers,  et si des gens renfrognées sont sur votre route, ne perdez pas courage, vous rencontrerez des personnes aimables au courant de la journée.

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N
<br /> <br /> Heureusement qu'il y a ceux là justement qui effaçent les mauvais tourments de la journée ! Les renfrognés c'est pas facile avec eux, j'en connais quelques-uns Gros bisouillous *****<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Ne perdons jamais confiance.<br /> <br /> <br /> Bisous, Nanou.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> Quelle patience il a eu ce monsieur !! bonne soirée Camus biz<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> La patience...<br /> <br /> <br /> Bisous Marie-Christine<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> J’en dis ? J’en pense ?<br /> <br /> <br /> Mais je ne connais pas trop bien le problème ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je sais ! Il est préférable dans ces cas là de se taire !<br /> <br /> <br /> Donc je suppute ?<br /> <br /> <br /> Que si cela avait été une ‘PALESTOSSS’ venant accoucher  de GAZA<br /> <br /> <br /> Celle-ci aurait été admise sur le champ !<br /> <br /> <br /> Me trompé-je ??<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Suggest.1<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Il y a  des Israéliens indifférents et de autrres serviables...<br /> <br /> <br /> Pour le reste... Israël se porte vomontaire :<br /> <br /> <br /> Comme dans le cas d'un gosse de Gaza qui s'est vu offrir 50 00 dollars pour<br /> <br /> <br /> se faire opérer....<br /> <br /> <br /> Comme lors du tremblement de terre en Turquie.<br /> <br /> <br /> Comme à Haïtie.<br /> <br /> <br /> <br />