Un mois, plus tard, Madame Fernande LEROUX 55
ans, veuve sans enfants, le collectionne comme amant. Une aubaine pour la vieille décrépie. Une chance pour Clément qui emménage chez elle. Le voilà gigolo. Un autre métier pas trop éreintant qui
rapporte le gîte et le couvert gratuitement. Le jeu lui manque. Il s’essaye dans les jeux à
la sauvette de trottoir, ‘bayda hamra’( noire rouge) du coté de Belleville, vous savez à ces entourloupettes bien adroites qui vous font croire que le pion rouge est sous cette tasse alors qu’il
est dans le second ou le troisième couvercle retourné.
Là aussi, malin comme il est, il devine et
s’en sort bien souvent en raflant quelques mises, 30 40 ou 50 francs, jusqu’au jour où, repéré par les chefs clandestins des jeux sur rue, il reçoit une raclée sous un porche à hauteur du 120 Bd
de Belleville, sous les regards curieux des passants qui n’interviennent pas dans ce genre d’altercations. Il reçoit aussi l’ordre de ne plus approcher les ‘salons des boites à cartons ayant
pignon sur rue’ et qui s’envolent lorsque la maréchaussée pointe son képi. Il les trouve ingrats et de mauvaise foi. Oui, il a raison.
A la Goulette, la fuite de Clément n’est pas
passée inaperçue. On ne tarde pas à savoir qu’il est à
Paris. Les relations du rabbin et du patron d'Hélène
se mettent en route. La communauté de Tunis informe celle de Paris
des déconvenues de Monsieur Ayoun Clément avec comme inscription à son PRIVILEGE, non fourniture de Guet pour mauvaise foi. Son dossier atterrit en mains propres sur le bureau du Président du
Consistoire de Paris qui enregistre le fond et la forme.
Lors d’un apéro, dans le bar de sa concubine,
il tombe par hasard, sur un ancien goulettois qui travaille dans le Sentier. Il lui offre quelques tournées de spiritueux ce premier profite des largesses de Clément sous l’œil méfiant de Madame
Fernande.
Sans perdre de temps, rendez vous est pris le
lendemain matin à la rue D’Aboukir devant le porche de ‘...FRINGUES ET SOUS VÊTEMENTS... !’ Une grande affaire d’import-export, tenue par des juifs Sfaxiens. Dont le propriétaire Camus BOUHNIK,
homme connu dans la communauté juive comme étant très pieux et surtout grand mécène. Chaleureux et surtout humain. Associé avec ses
frères Vivi et Freddy.
A l’heure dite, Clément et son nouvel ami
Claude, magasinier dans l’entreprise, se retrouvent sur les pavés du porche qui mènent à l’usine.
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A alors là tu vas rire, mais je crois bien que<br />
je connais 2 des juifs sfaxiens qui tiennent l'entreprise hihihi.....<br />
Bon en tout cas il faudrait prévenir Camus le Diablotin et Freddy que ce Clément est pas très fréquentable non????<br />
gros bisouillous<br />
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