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15°.
Clément Ayoun est présenté par ci devant Monsieur Camus.
Nos deux
compères rentrent dans le bureau du boss.
Clément parle de ce qu’il faisait comme boulot à
Tunis.
Responsable d’imprimerie. Son mensonge a baissé d’un cran, il préfère la
modestie.
Il n’est plus directeur mais Responsable. Ca passe mieux se dit t’il dans sa
tête.
‘...Je vous propose dans ce cas, de seconder dans un premier temps Claude,
histoire de vous mettre dans le bain des étoffes. (Déjà qu’il est dans la soie pure) Vous apprendrez vite. Et puis selon vos progrès je vous donnerais un poste à Aubervilliers, dans le grand
atelier de confection... !’
‘...Merci Monsieur, je
suis fier de la confiance que vous mettez en moi... !’ Anone Clément qui voit ses espérances prendre un nouvel élan.
‘...Vous viendrez signer votre contrat dés que vous aurez vos papiers. Par contre, je vais vous fournir un document, une promesse d’embauche afin que vous puissiez
commencer les démarches administratives pour l’obtention de votre titre provisoire de séjour, vous irez chez Madame Navarro. C’est une bonne amie. Elle fera le nécessaire pour cela... !’
Solidarité juive oblige.
Une heure plus tard, Clément et Claude sortent boire un café.
Le précieux document en poche, et après avoir embrassé son ami, ils se quittent.
Sans perdre de son précieux temps, Clément prend rendez vous le lendemain,
chez la secrétaire de Madame Navarro, qui lui fournit une liste complète de documents à fournir et à rapporter dans un délai de trois jours.
Trois jours passent et notre homme remet les informations en question.
Photos d’identités, passeport, certificat de naissance avec mention du mariage et du divorce, carte d’identité, bulletin n°1, domicile d’hébergement chez
Madame Fernande sa maîtresse, qu’il présente comme étant une parente avec une consonance pas très juive.
Il dira qu’elle est mariée avec un catholique pour appuyer son mensonge, bref toutes les pièces demandées en photocopies. Plus la promesse
d’embauche, plus une attestation sur l’honneur. Quel honneur... ?
A Suivre.