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GUET 27°.
Clément sent monter en lui, une grande angoisse qui
lui noue la gorge.
La famille réunit dans le salon attend que le bel homme s’exprime.
Mais hélas, il ne le peut. C’est Hélène qui la première pose la question.
‘...Vous nous connaissez Monsieur...?’
Sans rien prononcer, Monsieur Clément se prend la tête entre ses mains et commence
à sangloter comme un enfant.
Personne ne comprend ce qu’il lui arrive.
C’est son secrétaire Monsieur Bénichou qui prend la parole.
Il se fait l’avocat de son patron.
‘...Il y a fort longtemps, un jeune homme vous a fait subir, l’affront le plus vil
qu’un homme JUIF ait fait à une jeune fille honnête et belle...!’
Hélène croit comprendre. L’homme continu.
‘...Aujourd’hui... ! Cet homme n’est plus le même... ! Il s’est réconcilié avec
lui-même. Il a changé depuis, et c’est un Monsieur honnête, mécène, charitable, généreux, reconnu par le tout Paris juif et même au-delà, qui vient se repentir et demander pardon... A ceux, vous,
sa chère et belle famille qu’il n’a jamais oubliée.
Oui, aujourd’hui cet homme que vous reconnaissez à peine, cet homme qui lorsqu’il
était jeune et surtout inconscient, perdu dans un univers, disons une prison qui a enfermé tous ses bons sentiments dans un tourbillon d’où on ne sort jamais pour montrer un visage le plus hideux
qui soit… Et là devant vous repentant...! Cet homme d’avant est mort, bien mort et c’est un nouvel homme qui aujourd’hui ressuscite devant vous avec honneur, l’honneur qui lui a manque autrefois…
!’
Hélène a compris qui est ce Monsieur.
‘...Vous.... ! Vous... ! Tu es....Clément... ?’ Dit t’elle surprise par sa voix
douce et sans hargne.
Clément se lève, se met à genoux et baise les pieds du rabbin avec
frénésie.
Le spectacle est digne d’une tragédie grecque.
M’Tira la maman ne peux plus retenir ses larmes. Elle vit avec sa fille et son
mari muet, une scène qu’elle n’avait jamais imaginée ni rêvée dans sa vie. Elle assiste, là impuissante, debout et sans voix, à une scène inimaginable. La pièce semble plier sous le poids de
l’atmosphère pesante tant l’émotion déchire l’air chaud qui entre par la porte grande ouverte.
Clément se relève, aidé en cela par son ex femme qui lui essuie le
visage.
Il lui prend ses belles mains qu’il embrasse à profusion sans se rendre compte de
son état.
Monsieur Clément Ayoun de Paris est abattu par le poids du remords.
‘...Il est venu avec la paix et le pardon dans son cœur... ! ACCEPTEZ-LES… !
Merci…’ Son secrétaire.
Clément debout essuie ses larmes. Des larmes qui sentent la
limonade. Il demande à parler.
‘...Je ne suis pas venu seulement demander pardon,
je suis venu aussi réparer ce que j’ai fais... !’ Dit-il enfin en s’essuyant les yeux.
‘...Je ne crois pas que nous avons besoin d’argent, il y a des choses dans la
vie qu’on ne peut acheter...Monsieur... ! L’honneur et le chagrin n’ont pas de prix, ni de valeur mercantile... !’ Dit la maman avec de la douceur dans la voix.
‘...Hélène, depuis déjà deux ans, que je suis torturé par cela... !’
‘...Nous, 10 ans... !’
‘...Je n’ai pas de circonstances atténuantes pour me disculper pour ce je vous ai fait mais dans la vie, il y a cependant des choses qu’on peut réparer. Je ne voulais pas parler
d’argent mais de... !’
Il s’arrête...
Son secrétaire a compris la pensée de son boss.
‘...De renouer avec votre permission, le présent et le futur en oubliant le passé
... ! Je vous le répète mon patron a changé et il veut... ?’
‘...Quoi... ?’ Demande Hélène attentive à la question.
‘...Écoutes Hélène, je suis là pour m’occuper aussi de la tombe
de mon père qui n’a sûrement pas de sépulture, je dois retourner à Paris dans une semaine. Voilà le nom de l’Hôtel où je suis descendu. A Gammarth. Prenez le temps de réfléchir. Je repasserai si
vous le désirez dans deux jours... !Donnez-moi votre numéro de téléphone... !’ Clément.
Hélène le lui remet.
Ils se quittent à peine remis de leurs émotions.
Hélène et sa maman promettent de réfléchir.
A Suivre.