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La presse israélienne, incendiaire envers Luis Fernandez, le sélectionneur du onze national, veut des "résultats" lors du match crucial de mardi face à la Grèce dans le groupe F des qualifications de l'Euro-2012. "Quand Fernandez dit qu'il prend ses responsabilités, ça ne signifie pas qu'il est à l'abri de critiques", estime lundi le quotidien Maariv, qui consacre pas moins de sept pages aux Blancs et Bleus, arrivés dimanche à Athènes.
Maariv reproche notamment au Français son attitude face aux médias, Fernandez ayant fermé les entraînements aux journalistes la semaine dernière avant d'affronter la Croatie, qui a battu Israël 2-1 samedi à Ramat Gat, près de Tel Aviv.
Le plus grand tirage israélien, Yediot Aharonot, publie un éditorial dans son supplément sportif sous le titre: "Fernandez, dehors mais pas tout de suite". "Un bon entraîneur doit pouvoir trouver des solutions à tous les problèmes mais pour ça, il doit savoir travailler, or Fernandez ne sait pas travailler", accuse l'éditorialiste du tabloïde.
"Les joueurs ne savent pas ce que Fernandez attend d'eux, car lui même ne sait pas ce qu'il veut", poursuit-il, en reconnaissant cependant que la véritable raison des mauvais résultats de l'équipe nationale vient du piètre niveau des joueurs et du manque de stratégie de la Fédération israélienne.
"Quel que soit l'entraîneur, quels que soient les joueurs sur le terrain, les résultats sont toujours les mêmes, rien ne change", renchérit, désabusé, le Haaretz, qui donne la parole au gardien Doudou Aouat, seul membre de l'équipe à s'exprimer depuis la défaite face aux Croates et qui défend le sélectionneur. "J'ai honte de lire ce que la presse écrit sur Fernandez. C'est un grand professionnel. Les critiques sont vulgaires et disproportionnées par rapport à son travail", affirme le portier de Majorque.
Note du blog horizons :
La sélection israélienne a été mal organisée, d’après Eyal Berkovitz, l’un des meilleurs playmakers d’Israël, aujourd’hui entraineur et commentateur à la TV israélienne.
Le match a commencé sous le système 4-4-2. Par la suite, alors que la sélection israélienne prenant l’incitative a repoussé les Croates sous plusieurs offensives consécutives, dans leur plate-bande, Luis a changé le style de jeu à 3-4-3, ce qui a affaiblit l’arrière et le milieu, les trois attaquants ne recevant plus de passes.
L’offensive est alors passée à la Croatie, une équipe peu brillante qui a remercié Luis pour son nouveau style de jeu. Sans oublier de bénir le juge pour leur avoir accordé un pénalty et annulé une autre au profit d’Israël.
Le jeu embrouillé des israéliens est du aux changements proposés par Fernandez, à ses hésitations, et pour ne pas avoir placé les joueurs dans les fonctions habituellement pratiquées ; les arrières se sont retrouvés avant-centre et ceux du milieu sont devenus ailiers droit ou gauche. Luis a préféré des joueurs moins expérimentés.
Lorsqu’il a décidé de faire participer Raphaélov et Golazza 15 minutes avant la fin du jeu, Israël a recommencé à faire pression sur la Croatie, mais c’était un peu tardivement fait.
La blessure du Capitaine Yossi Benayoun (Chelsea) et son absence a été bien ressentie. Yossi très charismatique sait encourager les joueurs et organiser le jeu selon son développement. Sa virtuosité a bien de fois entrainé le score du jeu.