14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 01:53

Had Gadya : j'ai aimé cette vidéo d'Eve (Chava Albersteïn)

מתוך האלבום : לונדון מילים: חוה אלברשטיין לחן: עממי

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:59

חג שמח אבנר אבנרי
אהבתי את הביצוע

כי לו נאה כי לו יאה

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:48

http://horizons.over-blog.net/2014/03/pain-maison.html

Couvrez les petits pains de sésames, sans oublier de faire une petite prière : Que D. multiplie mes recettes/conquêtes, comme les graines dans cette assiette.

Pain maison

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Ingrédients pour le pain blanc :

1 kg de farine a pain, type 55, tamisée

1 cuillère à soupe de levure chimique ou 50 gr de levure de bière

2 1/2  à  2 3/4  de verres d’eau tiède

1 à 3 cuillères à soupe de sucre, selon le goût

2 œufs
1 cuillèrée à soupe de sel fin

1/3 de verre d’huile
Sésames

Ingrédients pour le pain brun :

750 gr de farine entière et 250 gr de farine blanche

Pour le reste comme à la recette du pain blanc.


Préparation :

Séparez le blanc et le jaune d'un œuf. Gardez le blanc au frais dans le réfrigérateur pour enduire le pain avant de l'enfourner.

Mettez le sel dans le mixer malaxeur, la moitié de la farine, le sucre, la levure. Ajoutez le reste de la farine. Mélangez. Ajoutez le jaune d’œuf et le 2è oeuf en entier, l’eau progressivement. Mélangez, ajoutez l’huile et s’il est nécessaire le reste d’eau. Mélangez pendant 5 minutes. Touchez la pâte, si elle ne colle pas aux doigts et aux parois du mélangeur, elle est prête à lever.

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Posez la pâte sur une plaque lisse enfarinée, couvrez. Vous pouvez allumer la radio et écouter des chansons, la pâte préfère la belle ambiance, la joie, la danse et les rires. Tout ce que vous préparez de bon cœur sera bon, sinon il aura le goût de votre humeur. Laissez la pâte lever 20 minutes, vous pouvez laver la vaisselle ou téléphoner à une amie, ou lui transmettre cette recette par poste électronique.

La pâte a déjà doublé son volume. Pétrissez-la, à l’aide d’un rouleau de boulanger ou en vous servant des paumes de vos mains, roulant et pétrissant, trois fois toutes les 10 minutes. Plus vous pétrissez, le résultat sera meilleur. Notre mère Sarah a aussi pétri avant nous : "Abraham alla promptement à sa tente vers Sarah, et il dit : " vite, trois mesures de fleur de farine, pétris, et fais des gâteaux." (Genèse, 18/6). C’était lors de la visite des trois anges ayant pris une forme humaine.

Après avoir pétri, coupez votre pâte en trois et couvrez-la. Laissez lever 15 minutes.

Le quart d’heure passé. Faites une trouma, selon la loi juive : la tête couverte, vous demandez la bénédiction pour votre nourriture. Puis vous soustrayez 1/46ème partie de la pâte qui sera cuite et jetée par la suite, et vous dites : " Inné zot halati. Adoptif pour les Israélites seulement. Pour les autres confessions, chacun fait comme il a l’habitude de faire. Cette tradition a pour but de dire : Grâce à D. nous ne mangeons pas tout, il en reste.

Par la même occasion, demandez au Seigneur une bonne santé à l’intention de votre femme/mari/enfants/ parents/ frères et sœurs/proches : Inné zot halati, et que la paix règne sur le monde.

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Formez des petits pains que vous placerez dans deux plateaux et laissez lever. Allumez le four à une température 225 degrés et laissez chauffer 30 minutes. J’ai l’habitude de poser dans les quatre coins du four quatre petits verres d’eau. Cette eau en s’évaporant produira une croûte croustillante. Enduisez les petits pains avec le blanc d’œuf et couvrez les de sésames, sans oublier de faire une petite prière : Que D. multiplie mes recettes/conquêtes comme les graines dans sur cette assiette.

 

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Formez des petits pains que vous placerez dans deux plateaux et laissez lever. Allumez le four à une température 225 degrés et laissez chauffer 30 minutes. J’ai l’habitude de poser dans les quatre coins du four quatre petits verres d’eau. Cette eau en s’évaporant produira une croûte croustillante. Pain entier : enduisez les petits pains d’une goutte d’huile et couvrez le plateau avec du nylon, il lèvera mieux.

Des que les petits pains ont levé (ils ont doublé de volume et sont très légers), enfournez les deux plateaux. Au bout de 12 a 15 minutes, inversez l’ordre des plateaux : celui du haut prendra la place de celui du bas et vice verça. Diminuez la température du four à 200 degrés.

10 minutes plus tard, le pain croustillant est prêt.

C’est bon ? C’est appétissant ? Bonne santé, mes amis.

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Cette recette est offerte gracieusement par La Boulangerie Camus

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 18:10

Zâïfrana a le dessus

- Zâïfrana, je pars en voyage.

-  Que Dieu vous protège Seigneur, gardez vous bien et revenez en bonne santé.

- Tu n’as besoin de rien ?

- Seulement de provisions. Mais parlez moi de vos projets, sur quel navire naviguerez vous, qui seront vos matelots, sont ils expérimentés ?

Le Prince sans se faire prier parle longuement de son navire, de la date du départ et répond à toutes les questions, tous les détails possibles et imaginaires sont fournis à la jeune femme de même que le nom de l’armateur. Dès le départ du Prince Zâïfrana court chez ses  parents.


- Père ! Préparez-moi un navire !

Selon les instructions de leur maîtresse les servantes font des achats de tissus et de chaussures, pareillement qu’à la première fois ; les esclaves s’affairent aux emplettes d’aliments, d’épices, de boissons et tout ce qui serait nécessaire pour un long trajet. Son père s’occupe de l’armement d’un bateau et le meilleur équipage est enrôlé.

Le jour du départ arrive. Le fils du Sultan envoie des provisions à la matmoura et pendant qu’il prend la route du port vers son bateau, Zâifrana court se préparer et s’habiller se pressant de monter sur son bateau et de prendre le large. Les deux quittent le port en même temps, leurs navires sont identiques, mais tandis que celui du Prince est bleu le sien est rouge. Le fils du Sultan appareille, Zâïfrana donne l’ordre de larguer les amarres. Elle suit la même route que son mari et quand il s’arrête elle fait jeter l’ancre et quand il repart elle est derrière lui à trois encablures.

Au bout d’une semaine le navire du Prince stoppe en pleine mer, celui de notre amie s’immobilise aussi tout près. Le fils du Sultan l’aperçoit et se fait transborder. Etant d’anciennes connaissances ils peuvent brûler les étapes et ce qui devait arriver, arrive de nouveau. Le Prince amoureux ne quitte pour ainsi dire plus le navire de Zâïfrana jusqu’au jour où le temps passant vite, il doit retourner à son port d’attache. Les deux navires se suivent, faisant les mêmes escales. Au moment de la séparation Le Prince offre à Zâïfrana sa montre.


Sitôt descendue au port notre héroïne voilée se hâte d’arriver chez son père, change de vêtements et se dirige vers sa cave. Aux questions de ses parents elle répond qu’on en reparlera. Fidèle à son habitude le Prince vient la voir, dès qu’il lui est possible de se libérer de la réception organisée en son honneur. Il se penche vers le soupirail et demande :

- Zâïfrana, où en sommes-nous ?

- Je place ma confiance et mon espoir en notre Seigneur !

- Zâïfrana, ne t’es tu pas ennuyée ?

- Mes louanges à Dieu pour ce qu’il m’alloue !

- N’as-tu pas eu faim Zâïfrana ?

- J’ai mangé et il en reste Grâce à Dieu !

Ensuite elle s’informe de sa santé, de son voyage, demande s’il s’est bien passé et l’interroge sur ses loisirs en pleine mer. Son mari répond à toutes ses questions, toutefois il ne raconte rien concernant son aventure amoureuse et sur sa galante amie.


Les jours passent et les semaines aussi, Zâïfrana grossit et son ventre s’arrondit. Au bout de neufs mois elle met au monde un très beau garçon dont la chevelure est aussi noire que celle de son frère est blonde. Zâïfrana lui donne le nom Mahmoud aux cheveux de saphir. Le bébé grandit dans la maison de ses grands parents et la propre nourrice de sa maman s’occupe de lui. Des mois après ma mise au monde de son fils, Zâïfrana voit venir son époux et dans sa bouche une nouvelle :

- Zâïfrana, je pars en voyage, les affaires de l’Empire m’appellent.

- Que le Seigneur vous protège, mon Prince. Ayez soin de votre personne et revenez en bonne santé.

Zâïfrana lui pose des questions sur son trajet, son navire, son équipage. Son mari ne se fait pas prier et lui parle de son bateau, de son armateur, de son capitaine et encore maints détails car, nous l’avons vu, il aime parler surtout sur ses occupations personnelles. Le mari lui envoie une provision de pain, d’olives et d’eau puis s’en va vaquer à ses arrangements. Notre héroïne court chez ses parents et demande :


- Père j’ai besoin d’un bateau, le Prince repart en voyage et je vais le suivre.

Le riche paternel qui a une confiance aveugle en sa fille s’exécute et organise des préparatifs menés d’une main de maître.

Les deux quittent le port en même temps, leurs navires sont identiques, tandis que leurs couleurs sont différentes. Le fils du Sultan appareille, Zâïfrana donne l’ordre de larguer les amarres. Elle suit la même route que son mari et quand il s’arrête elle fait jeter l’ancre et quand il repart elle est derrière lui à trois encablures. Elle s’arrange de se trouver au bout de sa lorgnette et comme par hasard ils se rencontrent. Elle l’invite à son bord. Là il y a tout ce qu’il faut pour passer le temps agréablement, musique, boissons, friandises et une bonne nourriture.


Pourtant les deux s’intéressent à d’autres agréments, d’ordre romantique. Ils sont de vieilles connaissances et n’allant pas par quatre chemins, ils arrivent à l’aboutissement inévitable. Le jour de la séparation approche à grands pas et avant de se quitter le Prince offre son collier à sa femme.


Le temps passe, Zâïfrana a des envies, puis de vomissements, elle engraisse, le troisième mois elle maigrit et elle met au monde au bout de neufs mois une petite fille splendide aux cheveux roux bouclés, Aïcha aux cheveux de flamme, qu’elle met en nourrice chez sa propre nurse. Elle-même passe son temps dans la maison de ses parents et ne revient à son caveau que lors des visites de son mari. Un jour il vient lui annoncer son prochain mariage.

- Zâïfrana je suis promis à ma cousine et je dois l’épouser. Telle est la volonté du Sultan.

- Il faut obéir à la résolution du père.                                    

- C’est tout ce que tu as à dire ?

- Je mets mon espoir en Dieu et une confiance aveugle aussi.

- As-tu besoin de quelque chose ?                                     

- Du henné me réjouirait le cœur !

- Du henné ? Et tu comptes t’en servir ?

- Oui, ça me ferait plaisir !

Ensuite elle le questionne sur son habillement, ses chaussures et sur l’organisation de la noce. Bientôt le jour j arrive.

Il tient sa promesse et lui envoie du henné en plus des provisions, pain, eau et olives. Elle prend le henné en main, court chez ses parents, le pétrit, fait un bain dans le hammam familial et s’enduit les paumes des mains et les plantes des pieds, sachant que ce sera elle qui pénétrera ce soir dans la chambre nuptiale.


Elle habille ses enfants des costumes princiers qu’elle a fait préparer, met la bague reçue du Prince au doigt de Hamda aux cheveux d’or, place le collier au cou de Mahmoud aux cheveux de saphir et accroche la montre sur la robe de sa fille Aicha aux cheveux de flamme. Elle donne des instructions à ses garçons et confie la petite fille au soin d’un serviteur noir qui lui est fidèle. Elle donne des instructions à sers fils :


- Vous allez visiter le Palais du Sultan et vous assisterez à une fête. Cassez chaque miroir que vous verrez et chaque vase. Si vous voyez passer un serviteur avec des boissons, bousculez-le !

- Maman, on nous fera des reproches, font remarquer les enfants.

- Si quelqu’un vous réprimande vous lui direz : " Nous sommes dans la maison de notre père, vous n’avez pas de réclamations à nous faire ".

La fête bat son plein, les deux enfants princiers font leur entrée dans le Palais Royal suivis du serviteur noir tenant la petite Aicha dans ses bras. Dans le pêle-mêle des arrivants, nos amis ne sont pas interceptés. Ils font ce qu’ils ont été demandé de faire, bousculant les serviteurs qui culbutent, cassant à leur passage des vases, des vitrines et des miroirs. Les domestiques perdant la tête devant les réponses laconiques qu’ils reçoivent des deux enfants, vont se plaindre chez le Sultan :


- Sa Majesté, dieux jeunes diables font un boucan d’enfer dans le Palais, cassant, renversant et culbutant. A nos reproches, ils nous répondent que c’est la maison de leur père et que nous n’avons pas à nous en mêler.


- La maison de leur père ? Que dites-vous ? Amenez les ici !

Peu après, le trois enfants sont introduits chez le Sultan ainsi que le serviteur noir.

- Qui êtes-vous ? demande le Monarque. Le fidèle Noir répond :

- Sa Majesté, celui ci est Hamda aux cheveux d’or, celui là est Mahmoud aux cheveux de saphir et la petite que je tiens dans les bras est Aicha aux cheveux de flamme. Je suis leur serviteur et ils sont vos petits enfants. Ne reconnaissez-vous pas vos armures dans cette bague, dans ce collier ou dans cette montre ? Le fidèle serviteur fait une révérence et montre les bijoux au Souverain.


- J’admets avoue le Sultan. Pouvez-vous me mener chez leur mère ?

Peu de temps après, un carrosse royal s’immobilise près de la maison des parents de Zâïfrana. Le Souverain les connaît bien, car ils sont nobles. Le Sultan est attendu et il est reçut avec tout le respect qu’on doit à une si haute dignité. Le père raconte au souverain la demande en mariage du Prince et c’est Zâïfrana qui lui raconte toute son aventure, le mariage, l’emprisonnement et lui fait visiter la matmoura.


- Quel lâche ! Il se laisse marier à la fille de mon frère quand il a une femme si belle et pleine de qualités ? Vous êtes déjà ma fille pour ces beaux enfants que vous m’avez donnés. Venez avec moi, vous n’avez pas à vous en faire pour ma nièce, "mouch mektoub", ce n’est pas écrit ! Je lui trouverai un noble qui l’épousera dès ce soir.


Et les choses se passeront exactement comme le Sultan l’a décidé. L’estime et l’affection qu’il a pour sa bru allant et grandissant, grâce à sa sagesse et son habileté manuelle, son esprit, ses qualités d’âme, sa perfection et surtout pour les beaux petits enfants qu’elle lui a donnés. Sa beauté et sa longue chevelure n’étant qu’un ajout agréable à admirer et à orner la cour.


Fin

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:56

Zâïfrana prend le large

 

 Un jour le Prince  lui annonce :

-- Zâïfrana, je vais en voyage !

-- Que Dieu vous protège Seigneur, gardez vous bien et revenez en bonne santé.

--Tu n'as besoin de rien ?

-- Seulement de provisions. Mais parlez moi de vos projets, sur quel navire naviguerez vous, qui seront vos matelots, sont ils expérimentés ? 

Le Prince sans se faire prier parle longuement de son navire, de la date du départ et répond à toutes les questions, tous les détails possibles et imaginaires sont fournis à la jeune femme de même que le nom de l'armateur.

 

 Dès le départ du Prince Zâïfrana court chez ses parents.

-- Père ! Préparez-moi un navire !

 Zâïfrana donne toutes les instructions nécessaires et bientôt ses servantes achètent des tissus, des vêtements, des chaussures, tandis que les esclaves vont acquérir des aliments, des denrées diverses, des épices et des boissons. Le meilleur capitaine et les marins les plus éprouvés sont recrutés. 

Le jour du départ arrive. Le Prince envoie des provisions à la matmoura et pendant qu'il prend la route du port vers son bateau, Zâïfrana court se préparer et s'habiller et elle se presse elle aussi pour prendre le large.

 

Les deux quittent le port en même temps, leurs navires sont identiques, mais tandis que celui du Prince est vert le sien est bleu. Le fils du Sultan appareille, Zâifrana donne l'ordre de larguer les amarres. Elle suit la même route que son mari et quand il s'arrête elle fait jeter l'ancre et quand il repart elle est derrière lui à  trois encablures.

Au bout d'une semaine le navire du Prince stoppe en pleine mer, celui de notre amie s'immobilise aussi tout près.

 

Zâïfrana fait une toilette, se parfume, se pourvoit d'un costume approprié, chausse de longues bottes, se coiffe d'un chapeau à panache et se place bien en évidence sur le pont. Le capitaine de navire du Prince l'aperçoit et présente la longue vue à son maître. Ce dernier éblouit par tant de beauté lui sourit, elle lui rend son sourire. Ne reconnaissant pas sa propre épouse il donne l'ordre à son homme de confiance de descendre une chaloupe et d'aller supplier cette belle dame de bien vouloir le recevoir à son bord.

 

L'autorisation est donnée, l'homme  amoureux de la belle étrangère est bien reçu et ne quitte plus le navire de la dulcinée. Zâïfrana n'a pas besoin de se conduire en prude puisque c'est son mari, mais elle se serait montrée provocante si ce n'était pas contraire à son éducation.  Le fils du Sultan est tout à son aise, la musique est entraînante, les danseuses le divertissent, les mets sont excellents et il passe ses journées et ses nuits à bord de ce bateau si bien que le lien qui devait se nouer, se noue.

 

Mais le jour du retour arrive : le Prince donne à son amoureuse sa bague comme cadeau. Ils lèvent l'ancre et prennent le chemin du retour, font les mêmes escales et se séparent enfin.

Au port Zâïfrana voilée se presse d'arriver chez elle et là elle change rapidement de vêtements, remettant sur elle ses haillons. Aux questions de ses parents elle répond :

- Je vous expliquerai plus tard.

 

Elle se presse de retourner dans son caveau, attendant l'arrivée de son mari. Ce dernier ayant été reçu avec tous les honneurs qu'il se doit pour une personnalité de haute naissance et ayant du serrer les mains tendues, répondre aux souhaits de bienvenue, ce qui a donné une bonne marge de temps à Zâïfrana qui est arrivée bien avant lui dans sa matmoura. Elle le reçoit poliment faisant mine de n'avoir jamais quitté ce lieu.

 

-- Zâïfrana, où en sommes-nous ?

-- Je place ma confiance et mon espoir en notre Seigneur !

-- Zâïfrana, ne t'es tu pas ennuyée ?

-- Mes louanges à Dieu pour ce qu'il m'alloue !

-- N'as-tu pas eu faim  Zâïfrana ?

-- J'ai mangé et il en reste Grâce à Dieu !

 

Ensuite elle lui demande si son voyage s'est bien passé et elle reçoit maintes informations, depuis le premier jour et jusqu'au retour. Le Prince ne raconte pas à sa femme l'aventure amoureuse qu'il a connue avec elle en pleine mer.

-- Que Dieu vous garde Seigneur !

 

Les jours passent et les semaines aussi, Zâïfrana grossit et son ventre s'arrondit. Au bout de neufs mois elle met au monde un très beau garçon dont la chevelure est si dorée qu'elle lui donne le nom : Hamdan aux cheveux d'or. Le bébé grandit dans la maison de ses grands parents et la propre nourrice de sa maman s'occupe de lui. Des mois après ma mise au monde de son fils, Zâifrana voit venir son époux et dans sa bouche une nouvelle, son désir de naviguer.

 

Lire la suite...

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 10:57


Zaifrana, Petit Grain de Safran


Un riche marchand a une fille tellement comblée de dons et de bonnes aptitudes, qu’il refuse de la donner en mariage à quiconque, mais seulement à celui qui lui paierait 500 écus d’or pour sa beauté et sa longue chevelure, 500 écus d’or pour sa sagesse et son habileté manuelle et encore 500 écus d’or pour son esprit, ses qualités d’âme et sa perfection.

Ces exigences arrivent aux oreilles du Prince qui décide de demander sa main. Il envoie son homme de confiance faire le nécessaire et en soulignant que sa seule condition est qu’il viendrait seul pour emmener sa femme. Les corbeilles traditionnelles arrivent à la maison de la fiancée en même temps que la somme d’argent demandée en plus de maints cadeaux. Tout ce qui doit être réalisé est fait promptement et le mariage a lieu dans l’intimité. Le Sultan ne sait rien de ce qui se trame : Le Prince pensant que son père s’opposerait à son projet, s’il en avait connaissance.

L’époux n’amène pas sa femme au palais royal comme il se doit, mais voulant l’éprouver l’enferme dans une matmoura, cave souterraine, dont il est le seul à avoir la clef. Il place une plaque de fer sur le soupirail pour qu’elle ne puisse pas contacter les gens passant dans la rue. La jeune mariée est ainsi cloîtrée habillée de sa robe nuptiale, encore  maquillée et coiffée. Pour tout repas elle trouve du pain et des olives. Le fis du Sultan ne ferme pas l’œil de la nuit,  anxieux de savoir quelle a été la réaction de son épouse. Au petit jour il envoie son fidèle serviteur lever le panneau d’acier fermant le soupirail pour demander à la princesse si elle voulait parler avec son maître. La réponse étant affirmative le mari s’enquiert de la santé de sa femme à travers le hublot.

— Zâïfrana où en es-tu ?

— Je place ma confiance et mon espoir en notre Seigneur !

— Zâïfrana, ne t’es tu pas ennuyée ?

— Mes louanges à Dieu pour ce qu’il m’alloue !

— N’as-tu pas faim Zâïfrana ?

— J’ai mangé et il en reste Grâce à Dieu !


Plusieurs fois par jour le fils du Sultan vient poser ses mêmes questions et obtient les mêmes réponses. Il lui fait parvenir des nouvelles provisions de pain et d’olives, chaque fois qu’il pense qu’elle en a besoin. Beaucoup de temps passe ainsi.

Un jour la jeune femme pense à considérer les murs de sa prison. Elle cherche tâtonnant dans l’obscurité, jusqu’à trouver un jour un mur s’effritant d’humidité. Elle gratte de ses doigts une semaine durant et elle réussit enfin à creuser une faille laissant paraître une fine lumière filtrant du mur. Elle dresse l’oreille, entendant des sons, colle l'oreille et la a presse contre le mur et entend - quelle joie, la voix de sa nourrice. En regardant bien, elle reconnaît la cuisine de la maison paternelle. Elle appelle, la nurse prend peur pensant que les jnouns, les mauvais génies ne se manifestent et elle se sauve. Le secours arrive bientôt et une grande pierre est descellée puis une autre et Zâïfrana peut entrer chez elle.


Ses parents la couvrent de baisers et de chaleur humaine, la trouvent bien amaigrie après tant de diète. Après une bonne toilette et bien habillée elle prend un excellent repas réconfortant et elle raconte enfin ses mésaventures, sa nuit de noces dans un caveau et la conduite bizarre de son époux. Son père fâché veut aller de suite chez le Sultan mais Zâïfrana le retient :

— Papa laisse moi mener cette bataille à ma façon, j’aurais le dernier mot, je te l’assure !

Ensuite elle retourne dans sa cave, remettant sur elle ses défroques, les pierres enlevées reprennent leurs places. Quand le fils du Sultan revient la voir et lui poser se questions habituelles, il la trouve comme toujours près du soupirail et elle lui répond pareillement à son habitude.


Désormais elle vit chez ses parents, jouissant du bienfait du hammam, mangeant une nourriture nourrissante, s’habillant bien et ne retournant à la matmoura que lorsque le Prince vient la visiter.

Lisez la suite prochainement, ne la manquez pas !

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 01:20

La Pchicha

Avec Ayala

 

Ayala.jpg


Source : La cuisine de chez nous

 

Une coutume juive-tunisienne veut qu'on mange la Pchicha la veille du mois de Nissan, cette année, le 31 mars 2014 au soir.

La Pchicha ou Pchich est un mélange de blé, pois chiches, févettes chauffés au four et moulus avec un ajout d'épices. On dit que chaque ville a ses habitudes, j'ajouterai que chaque ville a sa manière de cuisiner les recettes tunisiennes et chaque ville a sa Pchicha.

J'ai vu la recette de La Pchicha des Juifs Tunisois et celle des Djerbiens.

Je vous proposerai deux recettes, l'une sfaxienne et l'autre gabésienne. Le résultat donnera deux bonnes Pchicha tout aussi succulentes et fortifiantes : les protéines contenues dans les céréales remplacent fort bien celles des viandes diverses, avec cette aptitude qu'elles n'incitent pas le cholestérol HDL.

On mange la Pchicha à Tou-Bichvat la nouvelle année des arbres qui tombe le 15 Chvat, la semaine du festin d'Ytro avec un ajout de fruits secs (et bonbons, si l'on veut). On la remue alors à l'aide d'une clef, symbole de la prospérité -. 


Ingrédients pour la Pchicha sfaxienne :

1/2 kilo de blé

165 gr de févettes décortiquées

300 gr de pois chiches

80 gr de graines de coriandre (tabeul)

80 gr de graines d'anis (bechbèche)

20 gr de cumin

20 gr de carvi (keryilla)

1 pelure d'orange desséchée et pilée

Note : selon la recette de ma belle-mère Miha Bouhnik (zal)


Ingrédients de la Pchicha gabésienne

1/2 kilo de blé

165 gr de févettes décortiquées

330 gr de pois chiches

80 gr de graines de coriandre (tabeul)

1 verre de sorgho (drô)

1 pelure d'orange desséchée et pilée

Note : selon la recette de Rachel Allouche (zal)
Note : J'ai appris la cuisine auprès de ces deux grandes dames. Que leurs âmes reposent en paix.

La Pchicha que je prépare actuellement

2 kg de blé

1 kg de pois chiches

1 kg de févettes

400 gr de graines de coriandre

400 gr de graines d'anis

1 pelure d'orange desséchée et pilée
 
Préparation :

Chauffer légèrement les céréales au four, après les avoir moulues, ajouter les épices moulus préalablement.

Service :

Ajouter de l'huile d'olive et remuer. Il est possible d'ajouter une demi-mesure d'huile d'olive et une demi-mesure d'eau potable.

A Tou-Bichvat le chef de famille remue à l'aide d'une clef, tous les membres de la famille posent leurs doigts et on récite une prière :

Ya Tharik el Bsis

Bel meftah ibgh'ir meftah

Han âléna ya Rabbi el Fetah

Han âléna ya Moulana

Nissan hal el bibène

Ya Nissan emla el kissenne

Ce qui veut dire traduit du judéo-arabe :

Ô Toi qui mélange le bsisse

Avec la clef ou sans clef

Sois miséricordieux Hashem qui offre la prospérité

Sois miséricordieux ô Toi nôtre Maître

 

Anecdote :

Il y a bien longtemps, mes deux jumelles aînées, élèves du cours supérieur étaient en excursion avec leurs classes en Galilée la veille du mois de Nissan.

Leur père Camus s'était joint à elles comme vigile.

Les écolières étaient divisées en groupes de quatre afin d'acheter les provisions pour trois jours et préparer les repas ensemble.

Ma belle-maman (zal) de son vivant ne souffrait pas qu'on ne suive les coutumes en général et celle de mélanger la Pchicha en particulier.

Elle a en fin de compte compris qu'on ne pourrait pas annuler une activité organisée par l'école, mais elle a ajouté aux provisions à emporter une boite contenant de la Pchicha et un petit flacon d'huile d'olive à mélanger le soir, sans oublier une clef toute neuve enfouie dans la poudre de céréales.

Le soir au motel, les élèves se groupent quatre par quatre dans leurs chambres pour préparer leur repas. L'une des élèves dans la chambre de mes filles remarque la boite de Pchicha, elle l'ouvre et s'exclame :
- Oh ! il y a une clef dedans.

Alors en coupant les légumes mes filles encouragées par leur père, le cinquième du groupe, expliquent ce qu'est la coutume de la Pchicha et une longue conversation s'ensuit, car chaque communauté a ses coutumes. La notre est développée de long en large et en profondeur. Camus qui est du groupe parle alors de la Pchicha. Il explique :

- On la remue alors à l'aide d'une clef - qui est le symbole de la prospérité -. En demandant à Hashem de nous ouvrir toutes les portes, on sous-entend, - à part la richesse et tout le bien offert par notre Bienfaiteur -, l'ouverture du pouvoir d'enfantement et d'accroissement de la famille.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 07:57

 

         Cette histoire se déroule aux environs des années 3260 du calendrier Hébraïque, soit vers l’an moins 500 avant JC en Babylonie :

 

·        Beaucoup de juifs se retrouvèrent après la destruction du premier temple par Nabuchodonosor_II en moins 586 exilés à Babylone,

 

·        Cette diaspora, comme à son habitude et selon la tradition du Peuple Juif s’adapta très vite tout en gardant des liens très étroits avec Israël

 

·        Suzanne et son mari Ioakim étaient un couple qui vivait de façon prospère dans la banlieue de Babylone :

 

·        Ils habitaient avec leurs enfants dans une très grande maison entourée d’un immense jardin ;

 

·        Suzanne adorait les fleurs, les oiseaux, les fontaines :

 

·        Aussi ce qu’elle aimait par-dessus tout, lorsque la chaleur envahissait son jardin, c’était de se dévêtir et de se  baigner à l’eau fraîche de sa fontaine :

 

·        Ioakim, lui, était un important homme d’affaires, on ne cessait de venir pour lui demander  conseil, aussi  la communauté Juive de Babylone lui avait-elle adjoint deux vieillards pour éventuellement l’assister en tant que juge

 

·        C’est ce qui explique pourquoi, les deux vieillards étaient très souvent appelés à venir dans la maison de Ioakim.

 

·        Un jour, ils aperçurent la femme de Ioakim, Suzanne:

 

·        Suzanne avec sa peau si blanche, sa si belle silhouette, ses cheveux blonds, et ses yeux couleur de velours brun en train de traverser le jardin  :

 

·        C’est comme un  frisson étrangement masculin qui parcouru leur vieux corps décharné :

 

·        Inutile de préciser que depuis ce jour, les deux vieillards multiplièrent leurs visites chez Ioakim, et précisément vers l’heure ou la belle Suzanne se promenait dans son jardin,

 

·        Ce jardin était fermé de toutes parts :

 

·        Chacun des  vieillards, était envahi d’un désir indescriptible qui lui brûlait le ventre.

 

·        C’est bien connu ! Le désir s’accroît lorsque l’effet se recule ! (1)

 

·        Mais aucun d’eux n’en parla à l’autre, jusqu’au jour ou en se quittant, ils revinrent sur leurs pas, sans  s’être concertés, se retrouvant? Ho! Surprise! Ainsi face à face :

 

·        S’étant enfin avoué leur tourment commun, ils décidèrent de séduire la belle Suzanne et de se la partager si seulement ils pouvaient un jour se saisir de ce si beau corps :

 

·        Ainsi ils ne cessèrent d’épier la belle Suzanne, en attendant le moment qu’ils jugeraient favorable :

 

·        Un jour précisément, ou il faisait très chaud, Suzanne ne pu résister à l’envie de prendre un bain :

 

·        Comme c’était une belle femme très distinguée, elle demanda à ses deux servantes, d’aller lui quérir des baumes et des parfums dans la maison, non sans leurs recommander encore une fois, de bien veiller à ce que la porte du jardin fut bien refermée ;

 

·        Hélas ! Les deux libidineux obsédés étaient déjà là !

 

·        Ils se sentaient tout verts, les deux vieillards, et vigoureux comme de jeunes hommes, de plus  de voir ce corps dévêtu et craintif augmentait, allez savoir pourquoi ?  Leurs désirs et leur excitation.

 

·        Les deux vieux proposèrent à Suzanne un marché ::

 

·        Nous voulons avoir une relation avec toi!

 

·        Tout le monde aura compris ce qui se cache derrière ce mot ambigüe de relation?

 

·        Les synonymes sont Rapports, Liaisons coupables

 

·        Ou bien tu acceptes cette relation? Ou bien nous irons témoigner qu’un beau jeune homme était avec toi, là ; caché dans ton jardin :

 

·        C’était plus qu’un viol! Un marché de dupe ! Du chantage!

 

·        Les deux vieillards étaient si peu aguichants, et si repoussants, que Suzanne cria, préférant ameuter le quartier, plutôt que de céder aux menaces des deux maîtres chanteurs, et ainsi leurs appartenir ;

 

http://utpictura18.univ-tlse2.fr/Images/A/0/A0080.jpg

Vien, Joseph Marie (1726-1809)

 

 

·        Ce faisant, les deux méchants hommes, peut-être par orgueil blessé?

 

·        Par dépit surement tinrent leur promesse, Ils témoignèrent qu’ils avaient bien vu Suzanne en compagnie d’un beau et vigoureux jeune homme :

 

·        Il faut souligner qu'en ce temps là?

 

·        Qu'en est-il pour aujourd'hui à la lumière de l'actualité?

 

·        Que vaut un témoignage féminin? 

 

·        En ce temps là donc! Une femme ne peut pas témoigner.

 

·        Plus exactement, son témoignage n'est pas reçu devant les tribunaux;

 

·        Plus grave!

 

·        Un fait ne peut-être être établi que sur la foi de deux témoins

 

·        Et là? En cette circonstance? Les deux témoins ce sont les deux vieux gredins:

 

·        Si on ajoute qu'une femme adultère était condamnée à mort.

 

·        Le sort de la pauvre Suzanne était des moins enviables

 

 

·        Et ils en rajoutaient, les deux barbons barbus!

 

·        Soulignant qu’en cas d’adultère seule la femme est coupable, et que selon la loi, dans ce cas de figure notamment, celle-ci doit être lapidée ;

 

      

·        Naturellement, nous le savons tous! L’homme adultère, lui ! Lui "IL" a d’excuses, :

 

·        De trop forte pulsions, une épouse acariâtre, ou encore comme c'est très souvent le cas l’invite d’une séductrice trop séduisante :

 

·        Bref ce n’est jamais, et vous l'admettrez, de la faute de l’homme d'être adultérin c’est bien connu :

 

·        Pour ce qui est de l'homme c'est un accident et pour ce qui est de la femme une faute:

 

·       

·        Devant ces témoignages de personnes si honorables, Suzanne fut condamnée à mort par lapidation ;

 

·       

·        Suzanne ne se plaignit pas, ses seules paroles furent une  prière vers le D.ieu d’Israël :

 

·        Et son D.ieu l’entendit ;

 

·        D.ieu lui répondit par l’intermédiaire de la voix d’un enfant ;

 

·        Du fond de la salle du tribunal, une voix d’enfant s’éleva,

 

·        On le fit venir, l’enfant était beau, il avait des yeux noirs, qui brillaient, des cheveux bouclés, il s’appelait Daniel, et il ressemblait à un ange :

 

·        Cet enfant demanda que l’on entendit les deux vieillards séparément, curieusement c’est lui qui menait l’enquête ; :

 

·        Comme il soupçonnait que les deux méchants hommes s’y connaissaient en horticulture, il demanda à chacun séparément sous quel arbre s’était passée l’étreinte de Suzanne avec le beau jeune homme :

 

·        le premier déclara accablé ! Un acacia !

 

·        Le second annonça tremblant ! Un tremble !

 

·        L’assemblée, devant cette preuve évidente de faux témoignage poussa un cri unanime :

 

·        C’était maintenant le prophète  Daniel! Qui à l'image d'un ange!

 

·        Un ange tenant en main une épée flamboyante allait fondre sur les deux hommes et les fendre par le milieu !

 

·         

·        Pourquoi ? Tout ceci ?

 

·        Pourquoi, toute cette histoire ?

 

·        C’est pour vous avertir, que s’il vous arrive de rencontrer une Suzanne une Suzette, ou une Suzy.   Même virtuellement, sachez que celle ci restera toujours pudique et, aussi, fidèle envers son mari :

 

·        Qu’enfin si vous persistez, à la désirer, essayez plutôt de gagner son cœur, plutôt que de la convaincre par la force :

 

·        Elle risquerait dans ce cas de figure d’en appeler à son D.ieu d'Israël qui enverrait alors un certain prophète nommé Daniel.

 

·      

·        Daniel est l'un des grands prophètes de la Bible hébraïque ou Ancien Testament.

 

·        Daniel donnera des prophéties montrant combien D.ieu dirige l'histoire de l'Humanité.

 

 

 

                       

 

Jean-Baptiste Santerre, copie d'après Rembrandt 

 

·        Polyeucte (1643), I, 1, Horace

 

Citations de Pierre Corneille

 

Pierre Corneille

 

·        Source : Et le désir s’accroît quand l’effet se recule. – Car ce n’est pas régner qu’être deux à régner. – Je Corneille Pierre | Dico - Citations - Dico citations

 

***

 

Une autre source, Wykepedia :


En 1548, le poète Guillaume Guéroult publie une chanson spirituelle intitulée Suzanne un jour qui deviendra très connue :

Suzanne un jour d'amour sollicitée 

Par deux vieillards convoitant sa beauté 

Fut en son cœur triste et déconfortée 

Voyant l'effort fait à sa chasteté. 

Elle leur dit : si par déloyauté 

De ce corps mien vous avez jouissance, 

C'est fait de moi ! Si je fais résistance, 

Vous me ferez mourir en déshonneur : 

Mais j'aime mieux périr en innocence 

Que d'offenser par péché le Seigneur. 

La pièce est mise en musique par Didier Lupi Second1. Le texte fut repris par de nombreux compositeurs (et parmi les plus grands : Roland de Lassus, Cyprien de Rore, Claude Le Jeune, Eustache Du Caurroy...) et devint particulièrement célèbre dans la seconde moitié du XVIe siècle2. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Suzanne_et_les_vieillards

 

Moralité :

Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain

Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 10:03

C’était la bonne adresse !

Alors que je poursuivais des études de droit à l’Université de Tachkent, je dus passer un stage sur la répression de la délinquance juvénile. Pour cela, on m’envoya d’abord en Ukraine. Bien entendu, je m’empressai de rechercher la communauté juive  ;alors que j’errai dans les rues en regardant les passants, j’arrivai devant une usine. Je remarquai immédiatement un des ouvriers coiffé d’une casquette ouzbek. Je le regardai et il me regarda ; nous avons commencé à parler ensemble et, comme je l’avais supposé, il était juif, pratiquant de surcroît : il s’appelait Avraham Skavlov.

Bien vite, il m’emmena vers l’endroit où se tenait un «Minyane» (office) clandestin, auquel je me joignis aussi souvent que possible, en particulier le Chabbath et les jours de fête.

A la fin de mon stage, nous nous séparâmes avec émotion et je l’invitai à venir me voir si jamais il se rendait à Tachkent.

 

Effectivement, deux ans plus tard, il vint dans ma ville et, grâce à des Juifs rencontrés dans la rue, il trouva mon adresse. J’étais très content de le recevoir et, bien entendu, je lui proposai de rester chez moi tout le temps qu’il se trouverait à Tachkent.

Il me signala alors qu’il avait des parents éloignés dans la ville : «Si je les informe que je dois habiter un certain temps à Tachkent, ils voudront m’inviter et seraient vexés que je préfère habiter chez toi car tu manges cachère. Je n’irai les voir que le dernier jour avant de quitter la ville, je prétendrai n’être à Tachkent que de passage pour mon travail». C’est ce qu’il fit. Il ne se rendit chez sa famille que le dernier jour. 


 Nous avions prévu de nous retrouver à l’aéroport où je lui souhaiterais un bon voyage. A l’heure dite, j’arrivai à l’aéroport et l'aperçu de loin : il était accompagné de ses lointains parents : «Viens ! me dit-il, je vais te présenter !» Il était très heureux, mais ce n’était pas mon cas ! Une de ses parentes n’était autre que la procureure générale sous les ordres de laquelle je travaillai dans les bureaux du tribunal !

Dès que j’en eus l’occasion, je pris à part mon ami et lui demandai : «Dis-moi la vérité ! Que lui as-tu raconté à mon sujet ?»

Naïvement, il m’expliqua qu’il avait eu une discussion animée avec elle. Elle prétendait que le judaïsme n’existait plus en Union Soviétique grâce à l’éducation «progressiste et rationnelle» dispensée par les écoles «modernes et éclairées de la patrie». Il avait rétorqué que ce n’était pas vrai puisqu’il se trouvait encore

des jeunes gens pratiquants, d’ailleurs même dans sa propre ville, des jeunes qui étudiaient la Torah, qui respectaient le Chabbath et bien d’autres Mitsvot. Elle ne l’avait pas cru et il lui avait alors cité mon nom en xemple !

Pour moi, ce fut comme un coup de tonnerre ! Où pourrais-je me cacher ? La situation s’avérait très dangereuse. Il était clair que je devais dorénavant m’abstenir de toute prière ou réunion dans notre «synagogue» clandestine afin de ne pas livrer tous les fidèles aux agents du redoutable K.G.B., les services secrets toujours prompts à accuser les «contre-révolutionnaires» restés attachés à leurs traditions «obscurantistes». Je devais même avertir mes amis

de ne plus me saluer en public afin de ne pas les  mettre en danger.

De plus, même mes études – qui m’avaient demandé tant d’effort ! – étaient maintenant compromises par cet ami si naïf. Durant deux jours, je n’osais pas me présenter à mon travail : comment pouvais-je me montrer à ma supérieure hiérarchique qui savait tout de moi et de mes activités religieuses ?


De fait, c’était justement là toute sa mission : détecter les jeunes gens «en danger» et les ramener dans le droit chemin du patriotisme et du communisme ! Mais par ailleurs, j’étais bien obligé de retourner au travail. Je n’avais pas le choix et je décidai donc d’agir simplement, comme auparavant, comme si rien ne s’était passé. A ma grande surprise, j’eus l’impression... qu’elle m’aidait ! Depuis ce jour, elle me laissa travailler à ma guise et m’aida d’ailleurs dans le traitement des dossiers. Je n’eus plus aucun problème pour manquer le Chabbath et les fêtes : la procureure générale me protégeait !

Un jour, tout en faisant semblant de m’aider dans mon travail, elle me demanda à voix basse si je pouvais lui procurer... des Matsot pour Pessa’h !

- Bien sûr ! Combien de Matsot vous faut-il ?

- 50 kilos me suffiront, répondit-elle.

- 50 kilos ? Cela suffira pour tout un régiment ! Remarquai-je, étonné.

- Mais ce n’est pas que pour moi ! Tous les membres de ma famille sont des communistes haut-placés mais tiennent cependant à manger des Matsot à Pessa’h. Et aucun d’entre eux n’ose se renseigner à ce sujet !

Procurez-moi les Matsot et je les répartirai dans ma famille.

A cette époque, la cuisson des Matsot pour la communauté était confiée à un des ‘Hassidim qui avait déjà purgé une longue peine de prison dans des camps en Sibérie. Reb Mottel Kosliner lui avait trouvé ce travail – bien entendu complètement illégal – afin que cet homme, seul et brisé, puisse subvenir à ses besoins.

 

Je me rendis donc chez ce ‘Hassid et l’informai de cette importante commande. Bien entendu, il s’en réjouit car cela signifiait pour lui un bénéfice conséquent. Je lui donnai l’adresse où livrer ce lourd  chargement mais je ne lui donnai pas le nom de la personne qui l’accueillerait.

Il s’activa pendant plusieurs jours pour parvenir à honorer la commande et, une nuit, il se rendit à l’adresse indiquée avec ses paquets soigneusement emballés. Il sonna et on lui ouvrit. Mais quand il vit qui lui ouvrait, il sentit ses jambes flageoler : ce n’était autre que la procureure générale qui l’avait fait condamner quelques années plus tôt pour ses activités religieuses «illégales» !


Il ravala sa salive, murmura quelques mots d’excuse comme s’il s’était trompé d’adresse mais elle l’arrêta : «Dites-moi ! Qui recherchez-vous ?». Il s’empêtra dans ses excuses et bredouilla qu’on lui avait sans doute donné une mauvaise adresse mais elle insista :

 «Qui désirez-vous ? Je connais tous les habitants de l’immeuble !». Comme il ne répondait pas, elle lui demanda ce qu’il transportait dans ces gros paquets.

Il fut alors obligé d’avouer que c’était des Matsot.

- Mais c’est ici ! Vous ne vous êtes pas trompé d’adresse ! Entrez !

Ce soir-là, Reb Mottel Kosliner qui était le responsable de la cuisson des Matsot vint me trouver, furieux :

 «Tu n’es pas fou ? Le ‘Hassid a failli attraper une crise cardiaque en se trouvant face à face avec celle qui l’avait fait condamner quelques années plus tôt !»

Cette procureure générale a depuis lors, quitté le pays et s’est installée en Israël.

 

Traduit par Feiga Lubecki

La sidra de la semaine : source http://www.torah-box.com/chavoua-tov/tazria-5774_213.html

http://www.torah-box.com/img/og.jpg


http://www.torah-box.com/

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 09:38

Harisset louz : harissa d'amandes 

Noces d'or à Paris 055Harisset louz, l’harissa aux amandes, une pâtisserie aimée des Tunisiens. Durée de préparation 30 minutes. Une recette de Gisèle.

Composants :

3 verres d’amandes, nature, moulues

1 verre de sucre

1 sachet de levure

1 orange râpée et ensuite pressée dans un récipient

Râpures de l’orange

2 verres de farine

1verre de semoule fine réchauffée au four

1 verre d’huile

6 œufs

http://dailysmile.fr/wp-content/uploads/2013/05/amandes610.jpg
Amandes nature

Préparation :

Séparer le blanc et le jaune d’œufs, mousser les blancs.
Mêler les ingrédients et le verre de sucre, et y ajouter les jaunes d’œufs. Ajouter le tout dans la mousse et bien mélanger avec les mains ou dans un robot, sur une toute petite vitesse.
Placer dans un plateau, et lettre au four réchauffé à un une température moyenne à 160 - 180 degrés Celsius.
Lorsque la pâtisserie commence à prendre une couleur, sortir le plateau et à l’aide d’un couteau tracer des coupures en long, en large ou en diagonales selon les formes désirées.

Composants pour le miel :

2 verres de sucre

1 verre d’eau

Une tranche de citron

et

3 gouttes de sirop d’amandes (pas pour le miel, à égoutter sur le gâteau)


http://www.tunecity.net/IMG/jpg/harissa_aux_amendes.jpg
Harissa aux amandes , photo Vivi

Préparation du miel :

Mettre sur le feu l’eau, le sucre et le citron, jusqu’au moment où le sucre se dissolve. Eteindre le gaz. Égoutter sur le gâteau 2 à 3 gouttes de sirop d’amendes, verser le miel sur la pâtisserie, sur toutes les coupures. La remettre au four et éteindre. Laisser le four entrouvert et le gâteau s’attiédir.

Gisèle

La cuisine de chez nous

Bon appétit.


* Parmi toutes les collations sucrées, celle à l’amande sera une des plus nutritives (et savoureuses)  

* et aide à réduire les taux de « mauvais » cholestérol

 

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Published by Camus - dans recettes
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