Souvenirs de Tunisie, dialogues, cuisine, littérature, poésie, divers
Nous sommes natifs du même village
Paroles et musique : Naomi Shémer
נעמי שמר
מילים ולחן : נעמי שמר
7 interprétations de ce chant dont l'une de Naomi Shémer en
personne.
Naomi Shémer a rencontré ces deux compères, Zéévélé et Yossélé lors d'un voyage à Paris. Il s'avère que les deux amis et Naomi Shémer habitent des villages voisins en Israël, près de la Mer de La Galilée.
L'un des deux compagnons est très bavard et le second renfermé. L'un rit aux éclats, tandis que le deuxième sourit timidement. Naomi aime cette amitié sans condition qui lie les deux hommes et en garde un bon souvenir.
Plus tard elle lit l'article de M. Réshef concernant ces deux amis inséparables.
La muse éclaire la poétesse et elle écrit cette chanson en 1966, sans donner un nom aux deux compagnons nés dans le même village. Elle ne leur consacre pas son texte.
Zéévvélé tombe en 1973, le poème devient chant et voit à la lumière du jour en 1969.
Naomi Shémer a sans le savoir prophétisé ce qui allait se passer dans les années à venir.
Jusqu'aujourd'hui âgé de 85 a,s Yossélé n'est pas capable d'écouter cette chanson et éteint le poste de
radio ou la télé a chaque fois qu'il est diffusé.
Ce chant est édité aujourd'hui, qui est le jour du souvenir des 22684 combattants morts sur le chant de bataille.
J'ai traduit ce chant à la demande de Vivi.
Nous avions la même taille – le même visage
La même voix, les mêmes adages
Oui nous étions du même village
Nous courrions dans les prairies vertes
Pour être de retour ensemble le soir
Laissant derrière nous la steppe sauvage
Oui nous étions du même village
La veille de tous les samedis
Quand dehors il fait nuit
Que le vent souffle à minuit
Dans mes rêves tu reviens pardi
Dans les vergers et coins cachés
Les mêmes filles nous avons aimé
Enfin nous avons conclu un pacte sage
Tout reste dans le même village
Nous avons vu les mêmes contrées
Nous avons luté les mêmes combats
Nous avons bouffé dans les tranchées
Et sommes revenus au même village
La veille de tous les samedis
Quand dehors il fait nuit
Que le vent souffle à minuit
Dans mes rêves tu reviens pardi
Lors d'une bataille qui n'en finissait pas
J'ai senti que tu ne me suivais pas
Et quand je suis revenu sur mes pas
J'ai vu que tu n'étais plus ici bas
Vois – nous sommes ici au village
Tous ont gardé le même visage
Je courre encore dans les prairies vertes
Et reviens solitaire au village
Tu es resté aux confins du paysage
La veille de tous les samedis
Quand dehors il fait nuit
Que le vent souffle à minuit
Dans mes rêves tu reviens pardi