Souvenirs de Tunisie, dialogues, cuisine, littérature, poésie, divers
Le BILLET XXVII
Albert SIMEONI
Paris le 8/3/2005.
Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.
Tel Aviv le …..19…
A Madame et Monsieur Pierre Parmentier
…Rue du…..
75….Paris….
Madame, Monsieur,
C’est au nom du gouvernement d’Israël et de toute la nation juive que le musée de YAD VACHEM, lieu de mémoire pour tous les juifs assassinés durant la seconde guerre mondiale sous le joug des nazis, vous invite le ……… pour la remise de la médaille des Justes.
Cette distinction honorifique a pour but, de récompenser tous ceux ou celles qui, par des actions courageuses, durant cette période de trouble, de délation et d’assassinats de juifs innocents, à honorer le dévouement, le courage, la sincérité et la foi dont ils ont fait preuve au péril de leur vie pour sauver des juifs.
La cérémonie aura lieu dans la grande salle de YAD VACHEM en présence des membres du gouvernement d’Israël.
Comptant sur votre présence,
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, notre sincère reconnaissance.
Signe : le Directeur du Centre de YAD VACHEM.}
\c{Shimon B…………}
-‘…C’est une invitation à une grande cérémonie… ! Adèle, on va nous remettre la médaille des Justes… !En présence des membres du gouvernement d’Israël’
Aurèlie baisse les yeux.
-‘…Cela va être un grand jour pour vous … ? Papa... ! Maman…’ Dit Edouard.
-‘…Oui, je ne m’y attendais pas. Je pensais être à l’abri des émotions et voilà que je fais un bond en arrière de plusieurs siècles… ! ’
-‘…C’est si loin et si prés tout cela… !’
Adèle a prit de l’age. Aurèlie ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant.
Adèle écoute son mari rappeler, à ses grands enfants le génocide juif, ce que les livres d’histoires narrent avec froideur dans leurs pages blanches mais oublient de le leur raconter avec sentiments alors que lui Pierre avait vécu ces tragédies avec ses yeux et son cœur.
-‘…Cela va être un grand jour … ! Pierre.. !’ Redit Aurèlie sénile.
-‘…Nous allons surtout vivre des moments intenses d’émotion… ! Aurèlie et vous mes grands, faites partis du voyage puisque nous avons 7 billets d’avion réservés pour cette date… ! Nos petits enfants seront avec nous…. !’
Quelques mois plus tard, en cette fin de mois d’octobre, 1995. La famille PIERRE BERTHIER et enfants prennent l’avion pour Tel -Aviv. Ils sont accueillis au bas de la passerelle par un dignitaire religieux et un représentant de YAD VACHEM. Une voiture de luxe avec chauffeur est mise à leur disposition et on les installe dans le plus beau palace de Jérusalem au KING DAVID. Durant toute la semaine, on leur fait visiter tout le pays. Ils sont enchantés par la découverte de ces hauts lieux sacrés et par la chaleur de ses habitants. Ils se mêlent à plusieurs reprises avec les autochtones dont certains les reconnaissent pour avoir vu leurs photos encadrées dans le journal local le JERUSALEM POSTE, suivies d’articles élogieux relatant leurs faits.
Le jour de la cérémonie arrive. Toute la famille Berthier au complet se retrouve dans le grand hall de la salle du Mémorial. Un public nombreux se presse autour d’un grand buffet attenant à l’immense salle où brûle en son milieu une flamme éternelle.
Toute la famille se prête aux questions posées par des inconnus. Elle se plie de bonnes grâces aux flashs des photographes et caméramans qui transmettent l’évènement en direct sur les chaînes de télévision.
A suivre….
Albert SIMEONI
Paris le 8/3/2005.
Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.