Souvenirs de Tunisie, dialogues, cuisine, littérature, poésie, divers
Par Albert Siméoni
Acte I. Scène IV.
Ce fameux soir, elle avait compris que sa vie dépendait de sa survivance. Elle était animée d’une grande foi car elle se rappelait les paroles de son grand père maternel Octave qui lui racontait des histoires juives d’espérance, de foi et de courage.
‘...D ieu nous donne la vie et quelque soit les circonstances, les servitudes, les aléas, les douleurs et les souffrances qu’elle pourrait engendrer, elle doit être toujours sauvegardée. Se battre pour elle, même si tu penses qu’il n’y a pas d’issues... ! D ieu nous met souvent à l’épreuve et les défis doivent être relevés...Khana... ! Ne l’oublie pas... !’
Khana avait enregistré dans son jeune âge les sages paroles de son grand père maternel. D ieu donc la mettait à l’épreuve, elle qui était comblée par la vie. Elle qui pensait que son destin était tout tracé, qu’elle suivrait le même parcours que ses frères.
Elle qui, à son âge, était loin de se douter qu’un jour, loin d’imaginer que ce destin allait basculer et se transformer en cauchemar, qu’elle allait vivre des situations qui ne sont pas faites pour ses fragiles épaules.
Elle décida de relever le défi en optant pour la survivance avec l’espoir qu’un jour, elle s’en sortirait. Qu’elle serait digne de ses parents et aïeux le jour où la vie les rassemblerait une nouvelle fois.
Un rêve, un espoir qu’elle entrainait dans sa cave, derrière la cloison.
A Suivre...